Le pouvoir de guérison
(novembre 2002)

Question :

J'ai une grande interrogation. Je me sens en contact avec les Anges de Lumière, mais les messages que je reçois restent parfois flous et vagues, particulièrement sur un point : la guérison.
Les Anges m'ont "dit" que j'ai le pouvoir de guérir. Et maintenant, je ne sais pas comment m'y prendre !!! Je crois aux Anges et à leurs messages, et je crois que j'ai ce pouvoir en moi... mais comment faire pour le mettre en pratique ??? Je sais par intuition que ça doit venir de moi et de mon coeur, mais je n'arrive pas à concevoir une telle possibilité de ma part. Moi, guérir ??? Est-ce possible ???
J'aimerais bien avoir des indications à ce sujet, si vous pouvez m'aider ou me renseigner. Vous allez me dire : "Cette fille n'a pas besoin d'aide : elle est déjà en contact avec les Anges !!!" , mais sachez que, en ce qui concerne mon prétendu pouvoir de guérison, les Anges me sont totalement "muets" !!! Je sais que je dois me débrouiller toute seule, mais j'ai besoin d'un petit coup de pouce quand même !!!

Réponse :

Vaste sujet que celui que tu abordes : le pouvoir de guérir...
Avant de savoir de quelle façon tu pourras l'exercer, il me semble important de prendre un instant pour réfléchir à ce qui le présuppose : pour qu'il y ait guérison, il faut d'abord qu'il y ait souffrance, qu'elle soit physique, morale, ou spirituelle.

Or, qu'est-ce que la souffrance ?
Est-ce un mal que l'on doit combattre, chercher à éliminer ?
Ou plutôt un "garde-fou" qui nous met en garde contre une attitude que nous avons dans notre vie quotidienne et qui n'est pas adaptée ?

Pour mieux expliquer cela, prenons un exemple :
si je mets ma main dans le feu, après un bref instant, la souffrance arrive... Dois-je la maudire, ou la bénir de m'apporter la précieuse information que ma main n'est pas faite pour supporter une telle chaleur ?
Si, en cet instant, (comme certaines personnes affligées de cette maladie) je ne ressentais aucune souffrance, ma main serait tout simplement brûlée au dernier degré...
On peut donc en déduire que la souffrance apparaît pour nous signifier que nous sommes en train de vivre une situation dans laquelle notre attitude n'est pas adaptée...

A ce titre, la souffrance doit être écoutée, décodée, afin que nous puissions prendre les mesures qui s'imposent afin de transformer la situation que nous sommes en train de vivre, et les causes qui ont engendrées cette souffrance...

Alors, la guérison, dans tout çà ?
Guérir est un pouvoir, et comme tout pouvoir, il a ses dangers.
Avant tout, il a ses exigences : celui qui veut guérir l'autre doit s'assurer de ne pas lui ôter ce précieux indicateur de transformation qu'est la souffrance, la douleur, la maladie, etc...
Sans quoi, ce sera reculer pour mieux sauter, le soulagement ne sera que passager, temporaire, la personne n'ayant pas eu l'occasion de faire le cheminement intérieur nécessaire pour que cela ne se reproduise pas...
La souffrance, la maladie, etc, ne sont donc pas à combattre, mais à écouter attentivement, comme les conseils d'un ami précieux, qui nous veut du bien, et qui nous avertit en temps utile de nos actions erronées...

Ainsi, le "guérisseur", doit être un vrai thérapeute, selon l'antique définition des Esséniens : "le bon compagnon sur le chemin"...
Plus qu'un miracle qui ôte la souffrance, il doit conduire, guider, accompagner la personne qu'il traite dans sa réflexion sur le pourquoi de cette souffrance... Et, s'il a le pouvoir d'ôter cette souffrance, il ne devrait le faire qu'une fois certain que son patient a fait le cheminement intérieur correspondant...

Remercieriez-vous quelqu'un qui vous ôte toute chance d'évoluer, de comprendre, de grandir, d'accéder plus avant à vous-même ?
Sans doute pas...
Le vrai thérapeute est celui qui accompagne l'autre, en allégeant, si cela lui est possible, ses souffrances, tout en l'aidant à prendre conscience de ses causes, mais sûrement pas en faisant des "miracles" qui ne satisferaient que son ego personnel...

C'est pourquoi il convient, avant d'envisager faire quoi que ce soit pour quelqu'un, dans le cadre d'une relation d'aide, de se demander pourquoi on le fait : pour soi, pour son petit ego, pour recevoir les remerciements de l'autre, pour être reconnu, valorisé, aimé par l'autre, ou réellement pour l'autre ?
De plus, si l'on veut agir réellement pour l'autre, cela présuppose que l'on ait d'abord fait un travail similaire sur soi, et que l'on ait au préalable appris à décoder le propre langage des souffrances que l'on vit...

Comment pourrions-nous apporter à quelqu'un ce que nous ne savons pas nous apporter à nous-même ?

Ainsi, Ieia El, si les Anges t'ont parlé de tes "pouvoirs de guérison", ils appellent ton attention sur tout ce que je viens d'évoquer... En effet, à ton âge, tu entres dans la période de vie qui va constituer ton capital futur dans ta capacité à te positionner face à la souffrance...
Comme tu l'as très bien ressenti, point besoin de livres pour explorer cela : la voie du coeur est celle qui conduit à soi, pas celle de l'intellect, qui nous éloigne de nous...
Le chemin passe donc par toi, dans un premier temps, dans la découverte progressive du "pourquoi" des souffrances de ta vie, et par ta transformation intérieure...

Par ailleurs, si cet "appel" à guérir est un moteur de vie pour toi, je ne peux que t'encourager, à ton âge, à orienter tes études en ce sens : le monde actuel est empli de "pseudo-guérisseurs" aux bonnes intentions, mais à la connaissance faible, qui font plus de tort que de bien, n'ayant ni les compétences techniques nécessaires, ni fait le cheminement que je viens d'évoquer...

Pour conclure, je t'envoie toute ma Lumière, et t'invite à continuer ton cheminement, comme tu le fais actuellement, je le sens, dans la voie du coeur, avec amour et simplicité...

Que la Force, l'Amour et la Lumière des Anges continuent de guider tes pas sur cette Voie !

 

Question (suite à cette réponse) :

Merci pour la grande sagesse qui imprégne ton message... tu m'as fait ouvrir les yeux, du moins c'est ce que je crois.
Tu sais, le type de guérion que je "visais" n'était pas seulement dû à des brûlures ou des souffrances telles des coupures... je suis parfaitement d'accord avec toi sur ce fait : ces souffrances sont essentielles pour le corps humain. La type de guérison auquel je me crois destinée a plutôt trait aux maladies dont personne dans ce monde n'a le droit d'être victime... les cancers, par exemple. Ces souffrances-là n'ont rien à voir avec le bon métabolisme du corps humain : il s'agit plutôt d'une injustice qu'aucun être humain ne devrait avoir à subir... ces maladies me touchent tellement !!!
C'est d'ailleurs peut-être à cause de cela que je "crois" pouvoir guérir... mais mes intentions seront toujours bonnes dans le seul but d'aider l'autre, et non pour mon propre ego personnel... mais, d'un autre côté, ce que je peux considérer comme une aide n'est peut-être pas forcément de l'aide pour l'autre... c'est pourquoi je dois être très vigilante et laisser mon coeur prendre la bonne décision. Bref, je dois laisser mon coeur parler !
En somme, même si j'ai peut-être ce "don" à l'intérieur de moi, je ne m'en fais pas trop avec ça... mon intention n'est pas d'essayer de guérir mes petits bobos, loin de là... si ce don se manifeste, il se manifestera, point final. D'ailleurs, je ferais peut-être ma médecine plus tard, alors peut-être que la guérison que j'apporterai à mes patients sera scientifique et en même temps spirituelle, qui sait !!

Réponse  :

Comme suite à ton dernier message, il me semble nécessaire d'apporter des précisions supplémentaires à mon message précédent : peut-être n'était-il pas suffisamment explicite ?

En effet, lorsque j'ai parlé des "brûlures" pouvant survenir si un être laisse sa main dans le feu, en faisant fi de sa douleur, il s'agissait d'une métaphore...
Le processus de la souffrance, et le message qu'elle cherche à nous faire passer, quelle que soit la façon dont elle s'exprime (maladie, dépression, etc...) est le même...

Je tiens à rebondir en particulier sur ta phrase :
...maladies que personne dans ce monde n'a le droit d'être victime... les cancers, par exemple. Ces souffrances-là n'ont rien à voir avec le bon métabolisme du corps humain : il s'agit plutôt d'une injustice qu'aucun être humain ne devrait avoir à subir...

Selon moi, personne n'est "victime" d'une maladie, quelle qu'elle soit : celle-ci est toujours le signe d'un dysfonctionnement dans notre façon d'ETRE (et par façon d'être, je ne parle pas du métabolisme physique...).
Les maladies graves sont des messages forts donnés par le corps à un individu pour lui signifier qu'il n'est pas en accord avec lui-même...

Prenons l'exemple que tu cites dans ton message : le cancer.
Cette terrible maladie suit le même processus que toutes les autres : elle vient signaler une ou plusieurs souffrances morales vécues par l'individu dans son passé, qui n'ont pas été comprises, décodées, travaillées...
Dans la majorité des cas, l'apparition du cancer est le signe d'une souffrance de l'âme qui ne se trouve plus en harmonie avec ce que vit l'individu.

Qu'est-ce que le cancer, physiologiquement ?
C'est la perte du code, de la règle normalement suivie par les cellules du corps humain, code qui se trouve dans l'A.D.N.
A la suite d'un ou plusieurs actes par lesquels l'individu, dans sa vie quotidienne, n'a plus suivi les règles transmises par son âme, les cellules se mettent à agir de même, et se mettent à se développer de façon anarchique, l'organe atteint reflétant toujours, selon les correspondances symboliques, le secteur de vie dans lequel l'individu n'a plus été en harmonie avec son âme...

Je tiens à préciser qu'il n'y a en cela aucune notion de "punition", ou de "morale" : encore une fois, je le répète, la maladie, aussi grave soit-elle, n'apparait que pour signifier fortement, par le corps, à l'individu, qu'il n'est plus en harmonie avec son essence originelle...
Pour illustrer mon propos par une autre métaphore : l'être humain, actuellement, en tant que "cellule" de la Terre-Mère, est en train d'enfreindre toutes les règles de l'A.D.N cosmique, et de devenir un véritable "cancer" pour la Terre...

Pour réflexion, il ne peut y avoir de hasard dans les lettres composant cet acronyme : pourquoi le chercheur l'ayant trouvé a-t-il choisi comme initiales A.D.N, alors que le terme dont il est l'acronyme est Acide désoxyribonucléique ?
L'acronyme de l'acide ribonucléique étant : A.R.N., l'acronyme
logique de l'acide désoxyribonucléique aurait dû être :
A.D.R.N.
Le fait de prendre comme acronyme A.D.N. est donc significatif... en effet, rappelons que ces trois lettres en hébreu (aleph, daleth, noun), composent deux mots, et non des moindres :
- Eden (le Jardin des Origines, dans lequel l'Homme était encore dans sa nature Une, non duelle, en totale harmonie avec le Divin)
- Adon (l'un des noms du Divin dans l'Ancien Testament, signifiant "Seigneur")

Ainsi, lorsque l'on n'est plus dans sa vie en accord avec sa nature originelle, et avec les lois divines, l'ensemble de nos énergies est perturbé : comme vous le savez sans doute, l'anatomie occulte du corps humain est gouverné par deux grands courants énergétiques, appelés en Inde "Ida" et "Pingala", traditionnellement représentés par deux serpents entrelacés se dressant vers le Ciel (comme l'illustre la représention bien connue du Caducée d'Hermès, dont malheureusement le plus grand nombre à oublié la véritable signification).
Comment ne pas être frappé par le fait que cette représentation est connue depuis la nuit des temps, alors que seuls les microscopes contemporains les plus sophistiqués ont pu en voir la représentation, au coeur de la cellule humaine, par la structure en hélice de l'A.D.N. composée de deux chaines latérales de forme sinusoïdales reliées entre elles par des structures transversales ...

Lorsque notre vie n'est plus en harmonie avec notre Source (l'EDeN) et avec la loi Cosmique (de l'ADoN), nos énergies sont perturbées, et Ida et Pingala ne peuvent plus jouer lors rôle normalement : le microscome cellulaire, en résonnance avec le macrocosme, reproduit alors à l'identique le dysfonctionnement, pour nous le manifester par le corps, puisque nous ne sommes apparemment pas en mesure d'en prendre conscience spirituellement, ou moralement...

Je terminerai sur la notion "d'injustice" : il peut nous sembler "injuste", en effet, que le cancer touche des êtres proches, dont la vie nous semble être entièrement consacrée à donner de l'amour aux autres et de la lumière...
On a du mal à comprendre quelle leçon ces êtres n'auraient pas comprise, alors qu'ils ne sont que gentillesse et don d'eux-même...
Pour information, beaucoup de grands sages contemporains (dont certains vivant en ascète, dans des montagnes reculées de l'Inde) sont morts du cancer.
On comprendra donc par là que cette maladie n'atteint pas un être en fonction de sa moralité, mais bien uniquement en fonction de l'état d'harmonie avec lui-même, et avec son âme...
Mener une vie "spirituelle", donner aux autres, n'est pas pour autant le signe que l'on est en harmonie avec ce que l'âme souhaite que nous vivions dans cette incarnation...
Ceci doit nous rappeler à tous une grande leçon :
il n'y a pas UNE bonne façon d'être, et à ce titre, la morale n'a pas cours... seule l'adéquation parfaite entre ce que nous faisons et ce que nous SOMMES nous garantit l'harmonie...et la santé...

Que Force, Lumière et Amour accompagnent vos pas, sur la Voie qui est votre !

 

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